Dans
le cadre du Réseau mondial de ressources en cyber-politiques
(Pol-NET), la commission économique des Nations Unies pour
l’Afrique (CEA), l’Institut francophone des nouvelles
technologies de l’information et de la formation (INTIF) ainsi
que les gouvernements du Canada, de la France et du Cameroun organisent
un atelier sur « Les politiques et Stratégies nationales
des Technologies de l’information et de la Communication (TIC)
: réglementation, régulation et accès public
: favoriser le dialogue multi-acteurs ».
Le
gouverneur GOUNOKO Haounaye de la province du littoral a ouvert les
cérémonies, en présence des représentants
de la France et du Canada et des partenaires bilatéraux.
Cette rencontre
s’inscrit dans le cadre de l’Initiative africaine de la
Société de l’Information de la CEA, du programme
d’Appui au Désenclavement Numérique (ADEN) du
Ministère français des affaires étrangères,
du Centre canadien de ressources en cyber-politiques (CCRcP), et des
activités de l’Organisation Internationale de la Francophonie
à travers l’INTIF.
Objectifs
du séminaire
L’atelier
vise à promouvoir l’appropriation des TIC au service
du développement.
L’objectif
principal est de renforcer les capacités des décideurs
des pays francophones de l’Afrique centrale dans l’élaboration
de politiques et stratégies nationales de développement
liées à l’accès aux TIC, en vertu d’un
dialogue entre régulateurs, juristes, législateurs,
décideurs publics, gestionnaires de points d’accès
publics, fournisseurs d’accès à Internet et représentants
d’organisation d’intégration régionale.
Des questions
portant sur la problématique de l’accès dans les
stratégies et réglementations nationales, les modalités
d’octroi de licence et d’autorisation de commercialisation
de nouveaux usages au sein des télés centres et la pérennité
économique des points d’accès publics situés
en dehors des capitales économiques africaines seront au centre
du débat.
Le but ultime
est de permettre aux participants d’identifier les voies les
plus appropriées pour consolider l’émergence de
cadres politiques et juridiques favorables et garantissant la démocratisation
de l’accès aux TIC, notamment dans les zones rurales.
Dans son
discours de circonstance, le Gouverneur de la province du littoral
représentant le ministre d’État ministre des Poste
et Télécommunications empêché, a souligné
que les technologies de l’information et de la communication
transforment perpétuellement et rapidement le monde. Il va
s’en dire qu’aucun secteur n’est en reste : qu’il
s’agisse du commerce, de l’éducation, de la santé,
de l’agriculture, de la sécurité, du social et
des industries. Mais il apparaît que l’utilisation des
TIC dans le tiers monde est à la traîne. Les documents
des politiques et des stratégies nationales des TIC sont des
instruments idoines pour relever le défi. Les reformes sont
engagés depuis 1998 par le gouvernement camerounais pour accélérer
le développement du secteur des TIC au Cameroun. La mise en
œuvre de la loi régissant les télécommunications
a permis l’entrer résolument du Cameroun dans la voie
de la modernité, avec pour but de rendre l’accès
du numérique à un grand nombre d’usagers. A titre
d’illustration, le téléphone doit passer d’une
ligne pour cent habitants à trente lignes pour cent habitants
en 2015 a-t-il annoncé. Par ailleurs il a loué les efforts
de la CEEA et des partenaires bilatéraux et multilatéraux
(notamment la France et le Canada) dans l’élaboration
concertée des politiques et des stratégies nationales
des TIC.
Source: http://lereporter.ifrance.com/atelier.htm